Depuis Paris, l’opposant Bah Oury, le leader du parti UDRG a condamné l’incident de Tokounou. Il dit que cette injustice et les violences qui s’en sont suivies ne font pas honneur à la Nation. Il dit que si c’était lui, il aurait foncé

« Il ne devrait pas faire marche-arrière. Personne ne peut empêcher un candidat quel qu’il soit  de mener campagne sur l’ensemble du territoire national… » a martelé Bah Oury dans l’émission « On refait le monde » de Djoma Fm.

Cet ancien du renouveau estime que si on veut la paix on doit être prêt à tout.

« Lorsque vous voulez la paix, il faut se préparer à faire la guerre pour avoir la paix. Dans tous les pays du monde, cette dissuasion qui fait qu’aucun camp ne vous attaque pas parce qu’il sait que s’il vous attaque, la riposte sera graduelle à la même hauteur de la situation. Et là lorsque vous reculez devant l’inacceptable à partir de ce moment-là, c’est impunité qui se crée et enfin de compte, la paix a disparu parce que c’est la violence et l’impunité qui prennent le dessus. C’est ça la règle. Et si vous ne tenez pas compte de cette logique vous êtes en train de mettre votre le pays en danger » indique-t-il

Bah Oury estime que l’Etat n’a pas assumé sa responsabilité

« L’état ne peut pas accepter qu’il y ait des frontières à l’intérieur du territoire National. C’est la partition du pays. C’est pour dire qu’il y a certains qui ont des droits et d’autres qui n’ont pas le droit. Et lorsqu’un pays est dans ce sens, il prépare l’in gouvernabilité du territoire. À partir de ce moment donné, quelqu’un peut se lever n’importe où pour dire là c’est la frontière. Si tu n’es pas tel, si tu n’as pas tel nom, tu ne peux pas avoir le droit de passer. Et cela, il faut en aucun moment que ceci puisse être acceptable. L’état est en train de faillir. L’état est en train de mettre la sécurité de tous les guinéens en danger. Et cela est inadmissible » martèle cet opposant d’un ton ferme

Bah Oury dit qu’il ne donnera aucune consigne de vote pour cette élection. Mais, il affirme que si par miracle Cellou Dalein Diallo sort vainqueur de ce scrutin, qu’il va le féliciter.

« Nous ne donnerons pas de consignes de vote. Nous avons dit chacun agit en fonction de sa conscience. Si par le fait du hasard ou d’un miracle, il passe je lui dirais bravo ! Parce qu’il aura rempli quelque chose auquel je ne pensais pas qu’il aurait pu le faire » déclare l’ancien du renouveau

Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info