L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), la première force politique de l’opposition guinéenne ira-t-elle au scrutin du 18 octobre 2020. La question est sur bien des lèvres. C’est la formation politique, sève nourricière de l’opposition guinéenne. Avec un président charismatique qui attire des foules et qui est, selon des calculs, à un pas de Sekhoutoureya

En cas d’élections libres crédibles et transparentes en Guinée, Cellou Dalein Diallo passe, haut les mains. C’est ce que des anciens commissaires et experts de la Ceni disent. Tout se serait passé comme ça pour lui si la Guinée s’était dotée d’un fichier électoral, avec toutes les conditions d’un scrutin propre réunis.

Mais, avec le fichier actuel, avec l’administration actuelle, avec tous les enjeux du processus électoral, la Ceni et ses démembrements, il n’est pas évident que le Président Alpha Condé ne passe pas le lendemain du 18 octobre. Ça ne sera qu’une formalité. Tout le monde le dit.

Et c’est conscient du fait qu’il a tous ces atouts que le Président Condé décide d’aller au scrutin du 18 octobre.

Mettre 27 milliards dans un tel scrutin, ( le budget électoral aurait été callé depuis le 5 juillet) ce sera de l’argent jeté par la fenêtre. Avec le système actuel, aucun candidat ni de l’opposition, ni de la mouvance présidentielle ne passera devant Alpha Condé. Cellou Dalein Diallo qui a tous les atouts (avec un scrutin propre) pour passer, ne pourra pas passer dans cette élection.

Tierno Monenembo, Me Mohamed Traoré et d’autres voix autorisées l’ont dit et écrit. Les personnes qui connaissent le processus électoral actuel le disent aussi. Ils estiment qu’il faut laisser Alpha Condé avec cette élection. Des sources proches de l’UFDG, il n’est pas impossible que le parti aille malgré tout. Mais, comme le numéro un du parti n’a pas encore dit sa position, il faut éviter d’aller vite en besogne. Dans les 48 heures qui suivent, tout sera clair

Par Mamady Cherif pour couleurguinee.info