Ce dimanche 22 mars 2020, le corps électoral guinéen était convoqué par décret présidentiel N°D/2020/066/PRG/SGG du 13 Mars 2020, à s’exprimer à travers un double scrutin législatif et référendaire.

De manière générale le vote s’est déroulé dans des conditions apaisées sur l’ensemble du territoire national.

Cependant, il a été constaté que certains activistes ont tenté de semer la terreur dans quelques quartiers de Conakry et quelques villes de l’intérieur du pays.

Dès la nuit du 21 au 22 mars, deux individus ont tenté de faire exploser un véhicule dans une station d’essence à Dixinn à l’aide d’un dispositif de mise à feu lié à des grenades. Grâce à l’intervention de la population, l’un des auteurs à pu être interpellé. Alertés, les services de déminage de l’armée ont réussi à déplacer le véhicule et déclencher l’explosion en assurant un périmètre de sécurité.

Dans la journée du 21 mars, des tirs à l’arme de chasse avaient également été enregistrés à Tougué et leurs auteurs interpellés, alors qu’à Porédaka, des délégués électoraux ont été pris en otage et n’ont pas encore été retrouvés.

Des actes inciviques et de violences ont causé la destruction du matériel électoral par endroit, l’attaque d’habitations et d’édifices publics, l’entrave au bon déroulement des opérations de vote, des cas de blessés et des exactions diverses. A noter que deux bureaux de vote à Jean-Paul II, commune de Ratoma, ont fait l’objet d’attaque au fusil calibre 12 et six paisibles citoyens venus s’acquitter de leur devoir civique ont été blessés, dont deux grièvement. L’un des assaillants a été interpellé et son arme saisie.

A Conakry, ces faits étaient concentrés dans les quartiers Wanindara, Koloma, Bantounka dans la commune de Ratoma, Dabompa-plateau dans la commune de Matoto et Hafia 1 dans la commune de Dixinn.

A l’intérieur du pays, sur les 33 préfectures seules Dalaba, Pita, Télimélé, Koubia, Mali, Tougué et Gaoual ont connu des troubles à l’ordre publics et des entraves à la liberté de vote.

Dans les préfectures de N’Zérékoré et Yomou des individus mal intentionnés ont tenté en vain d’empêcher le vote.

Plusieurs individus ont été interpellés pour des faits de troubles à l’ordre public, détention et utilisation d’armes à feu, destruction de biens privés et publics, incendie, coups et blessures volontaires et rébellion.

De source sécuritaire et hospitalière, ces différentes violences et les affrontements entre militants ont malheureusement causé la mort de 2 personnes à Conakry. A noter que l’assassin de l’une des victimes a été interpellé. De même que deux autres décès par accident et par arrêt cardiaque ont été signalés à Conakry.

Le Ministère de la Sécurité présente ses condoléances aux familles de victimes et sa solidarité à tous les citoyens qui ont souffert des indispensables mesures sécuritaires prises à l’effet d’assurer la bonne tenue du scrutin. Il renouvelle son appel à tous pour le respect de l’ordre et des lois de la République.

NB : Neuf (09) agents de l’USSEL dont sept (07) policiers ont été grièvement blessés et admis à l’hôpital militaire du Camp Samory et dans une clinique à N’Zérékoré.

LE MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement