« Recrudescence des cas de viol en cette période de l’État d’urgence sanitaire » est le thème d’une conférence débat initiée ce jeudi par le Club des Jeunes Filles leaders de Guinée. Kadiatou Konaté, la secrétaire administrative du Club des Jeunes Filles leaders de Guinée croit savoir la cause de cette flambée du viol actuellement en Guinée.

“La recrudescence de cas de viols est due, peut-être au Covid 19. Parce que les petites filles ne vont pas à l’école ? Elles sont tout le temps avec leurs bourreaux? Elles ne sont en sécurité nulle part, ni en famille, ni dans les lieux de cultes, ni dans les sociétés, encore moins dans les voisinages. Où on peut confier les jeunes filles pour changer la donne ? » S’exclame-t-elle.

Foulématou Camara, la secrétaire chargée aux relations extérieures a enchaîné en disant que malgré le travail abattu par le club de jeunes filles et leurs associés, le phénomène gagne du terrain.

« On a fait cette conférence pour attirer l’attention de tout un chacun sur ces cas de viols. Nous allons interpeller davantage les parents afin qu’ils surveillent leurs enfants » A-t-elle promis.

Ces jeunes filles interpellent aussi le gouvernement et les partenaires techniques et financiers pour pouvoir créer un fond de prises en charges des jeunes filles.

« Nous avons beaucoup de cas de viols et le plus souvent ce sont nos propres moyens que nous collectons pour la prise en charge des victimes » dit-elle.

Aminata Abas Doumbouya, la chargée de la communication s’est aussi exprimée : « S’il y a beaucoup plus de cas de viol aujourd’hui, c’est parce que la loi n’est pas très bien appliquée. Si on condamne un coupable à 10 ans de prison ferme et qu’il purge toute sa peine là-bas, les autres vont prendre l’exemple sur le cas là et le viol va diminuer »  soutient-elle.

Récemment, il y a eu un autre cas de viol où trois adolescents âgés respectivement de 15 14 et 13 ans ont abusé d’une petite fille de 6 ans. Ils disent avoir voulu appliquer ce qu’ils ont vu dans un téléphone et à la télévision.

                                                               Par Aïssatou Diallo pour couleurguinee