La recrudescence des accidents de la route  dus en Guinée, pour la plupart, à l’état défectueux des routes préoccupé Me Alpha Yaya Dramé, Docteur en droit public des affaires et avocat au barreau de Lille à Paris.

« Moi, je suis surpris en fait que les gens disent que ce sont les citoyens qui sont en train de brûler des pneus et que c’est ce qui dégrade des routes. Mais, imaginez-vous qu’est-ce que la route de prince n’a pas subi comme attaque depuis des années 90 lorsqu’elle a été aménagée. Mais, je ne dirais pas qu’elle est quasiment intacte, mais elle est encore plus solide que toute les dernières ouvrages qui ont été réalisés ces derniers temps » estime-t-il

Cet avocat dit que cette dégradation des routes est due à un mauvais travail des entreprises. Il pointe du doigt la corruption dans l’attribution des marchés d’appel d’offre.

« Celui qui va m’accorder le marché va me demander 10% ou 20%.Il vont jusqu’à vous dire de facturer deux fois le prix du marché. Et finalement quand ces ouvrages sont réalisés, dans les conditions normales, il appartient aux fond d’entretien routier (FER) qui est la personne morale à la charge de l’entretien des routes qui doit se retourner contre ces entreprises là pour les obliger à réparer les routes qui ont été mal faites. Moi je suis assez étonné de voir que des entreprises réalisent des routes sur un tronçon de 1 km. Avant même qu’elle termine le dernier centimètre de la route, les 500 mètres sont déjà complètement foutus.

Et la seule raison pour laquelle, à ma connaissance aujourd’hui on s’abstienne volontairement de poursuivre ces entreprises, c’est parce que ceux qui poursuivent savent déjà qu’ils se sont déjà engraisser. L’argent qui a servi à la construction n’a pas simplement servi à enrichir le constructeur, il a servi aussi à enrichir ces petits fonctionnaires malfrats qui ont attribué le marché » dit Me Dramé

Il fait savoir qu’un accident résultant d’une défaillance de la route pourraient faire l’objet d’une plainte déposée par la victime.

« Le citoyen à la possibilité d’intenter une action en responsabilité contre l’Etat parce que c’est le maître d’ouvrage ou contre l’entreprise qui a réalisé les travaux si éventuellement il résultait que la défaillance de la route est due par exemple à un défaut de conception, de réalisation ou simplement du non respect du cahier de charges. Donc, vous pouvez porter plainte car  l’Etat et l’entreprise sont solidairement responsables du préjudice que vous subissiez » a-t-il indiqué

               Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee.info