Le dossier de la fillette de 2 ans victime de viol perpétré, dit-on,  par un jeune électromécanicien, au quartier Yimbaya, semble avoir été largué aux oubliettes. Depuis que le prétendu violeur a été entendu au Tribunal de Kaloum, rien d’autre n’est fait pour le moment. Diaraye Diallo, sa mère a dénoncé une lenteur des autorités en charge de ce dossier.

« Ils nous ont dit qu’on va nous appeler. Ça fait plus de deux semaines maintenant qu’on est là et on attend. On ne nous a pas appelés, on ne nous a rien dit » déplore-t-elle

Selon toute vraisemblance, l’accusé serait orienté dans une famille d’accueil à SOS pour des éclairages sur son âge dit cette dame. Cependant, elle affirme avoir eu vent que des hommes en uniforme ont fait main basse sur la procédure.

« Comme il disait qu’il a 11 ou 12 ans, que pour le moment, avant vérification, il doit être à SOS. Après, maintenant pour savoir s’il doit être condamné ou pas. Mais, j’ai eu des informations sures qui disent que les chefs du tuteur de ce garçon en question sont venus demander qu’on leur remette le petit pour qu’il soit entre leur main. Qu’ils vont gérer l’affaire. Mais, les juges ont refusé selon ce que j’ai appris au tribunal de Kaloum » dit-elle.

Diaraye Diallo affirme que sa famille est dispersée aujourd’hui suite aux menaces du voisinage qui prend toujours la défense de l’accusé. Ce qui d’ailleurs les a contraints de quitter la maison en attendant de trouver un logement

« Je fais la navette entre la minière, dans ma grande famille, et Yattaya. Pour la sécurité de mon enfant et de mes frères. Parce qu’ils nous ont mis en garde que même si nos enfants les touchent qu’ils vont porter plainte contre nous »

L’ONG Béni-Fondation est une lueur d’espoir pour Diaraye Diallo dans cette affaire.

« L’avocat de l’ONG est en train de nous accompagner. Il m’a dit de rester tranquille qu’il tient le dossier en main. C’est ce qui me rassure pour le moment » affirme-t-elle.

À propos de l’état de santé du bébé, Diaraye dira :

« Avec la fondation, on continue de l’amener à l’hôpital pour les examens. On s’est rendu à Matam où médecins sans frontières nous a donné des injections avant-hier mais jusqu’à présent, elle n’arrive pas à contrôler ses urines. Il faut à chaque fois changer les couches et tout. Parfois, elle se plaint de douleurs, franchement ça va pas » a-t-elle dit au bord des larmes.

Pour finir Diaraye Diallo plaide pour une justice  dans ce terrible viol.

« Je veux que ma fille soit dédommagée et qu’on soit en sécurité. Aux bonnes volontés de nous aider à avoir un logement et que ma fille soit soignée » a-t-elle sollicité

              Par Abdul Karim Barry  Pour  couleurguinee.info